Le président du parti de l’opposition Union pour la nation congolaise (UNC), Vital Kamerhe, est l’invité de Radio Okapi ce lundi. Interrogé sur la démission de Moïse Katumba du PPRD, le parti présidentiel, il répond : « Il vaut mieux tard que jamais ».
« Au mois de décembre quand le gouverneur Katumbi est rentré de soins en Europe, il avait lancé le troisième penalty. Il avait dit non au troisième penalty », indique le président de l’UNC, faisant allusion à une métaphore footballistique utilisée par le président de Mazembe à son retour à Lubumbashi en décembre 2014.
Politique
Le centre politique a quitté Lubumbashi, après la tonitruante démission du gouverneur du Katanga Moïse Katumbi, pour Kingakati, ferme présidentielle située à l’est de Kinshasa. Les développements politiques de ces derniers temps en RDC ne pouvaient laisser le président Joseph Kabila, accusé de vouloir violer la Constitution, indifférent. Pour ce faire, d’habitude taiseux, Kabila a convoqué le dimanche 4 octobre une réunion politique de la MP et s’est longuement étendu sur la question du non-respect de la Constitution qu’on lui prête. Il qualifie cette problématique « d’argument principal ».
* « La trahison ne viendra jamais de moi »
* « Que la Majorité se prépare pour le Dialogue, les élections… »
* « La vérité de la fronde est ailleurs »
Face à la tempête G7, Joseph Kabila peut compter sur la majorité de députés et de sénateurs. Ces derniers ont effectué, hier dimanche, le déplacement jusqu’à Kingakati pour renouveler leur fidélité à l’Autorité morale de la Majorité présidentielle (MP). Occasion pour le Raïs de galvaniser ses troupes, façon…militaire.
C’est en véritable commandant en chef que Joseph Kabila a mobilisé ses troupes hier à Kingakati.
La tempête se poursuit à la MP. Après l’exclusion agitée des membres du groupe " G-7 ", il y a la démission de Moïse Katumbi du PPRD et du Gouvernorat de Kinshasa et surtout la détention contestable du Pr Tshibangu Kalala, brillant Avocat de la RDC dans l’affaire contre l’Ouganda. C’est trop pour une seule et même MP au pouvoir. Les partants et les mécontents augmentent chaque jour en nombre. Ce qui est anormal.
Lorsque pour une plateforme ou un parti politique, on perd un personnage hautement populaire comme le katangais Moïse Katumbi Chapwe, il est incohérent de parler d’un non événement.
Il n’a pas eu besoin d’un temps d’acclimatation. Freddy Matungulu Mbuyambu Ilankir, rentré au pays samedi 3 octobre, s’est déjà jeté dans l’arène politique kinoise. A peine descendu de l’avion, le président national de Congo na Biso (CNB), a insisté sur la tenue des élections dans les délais constitutionnels. L’ancien fonctionnaire du Fonds monétaire international a salué en même temps la prise de conscience des Congolais.
Jai voulu en ce jour vous rencontrer, vous écouter sans entrer dans les détails et vous rassurer de l’importance que j’accorde au dialogue franc et objectif avec les partenaires sociaux que vous êtes, pour le maintien d’un climat social serein de l’Administration publique (AP) ".
Devant des centaines de députés et sénateurs réunis dimanche 4 octobre dans sa ferme privée de Kingakati (Est de Kinshasa), Joseph Kabila a affirmé qu’il n’avait jamais demandé à sa famille politique de réviser la constitution de la RDC.
Le président de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), Gabriel Kyungu wa Kumwanza, affirme que son parti est favorable à une candidature de Moïse Katumbi à l’élection présidentielle prévue en 2016 en RDC. M.
L’Alliance des démocrates pour le progrès-Mouvement de solidarité pour la démocratie et le développement (ADP-MSDD) de Christophe Lutundula demande à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de publier un calendrier électoral réaliste et respectant les délais constitutionnels.
Des partis politiques membres de la Majorité présidentielle (MP) ont organisé samedi 3 octobre à Kikwit dans la province du Kwilu une marche pour témoigner leur attachement au président de la République, Joseph Kabila.