Tshisekedi appelé à retirer la RDC de la Francophonie pour son silence « complice » face à l’agression rwandaise

Mercredi 2 avril 2025 - 16:53
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Dans une correspondance adressée au président Félix Tshisekedi le 1er avril 2025, l’acteur politique congolais Christian Ntabalinzi, demande au chef de l’État de retirer la République démocratique du Congo de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), pour son silence face à l’agression dont est victime le pays menée par le Rwanda dans la partie Est. 

Pour le président de l’Engagement citoyen pour la République, un des partis politiques du pays, le silence et l’absence d’actions de l’OIF face à cette situation prouve que cette organisation n’est pas du côté de la RDC. 

« Le silence et l'absence d'actions positives de l'OIF en faveur de notre pays face aux crises persistantes dans la région des Grands Lacs est un signe que cette organisation francophone n'est pas avec les congolaises et les congolais. Les autres ensembles auxquels appartient la RDC ont, on ne peut plus clair, haussé les tons ; à l'instar de plusieurs pays amis qui ont décrié la violation massive des droits de l'homme dont la tangibilité des frontières, le massacre des populations civiles, les pillages et les horribles violences sexuelles sur des femmes congolaises », a-t-il écrit. 

En outre, Christian Ntabalinzi soutient que l’OIF est contre la République démocratique du Congo au regard des faits suivants : 

* L'OIF ne joue aucun rôle dans la résolution des conflits en RDC, notamment en ce qui concerne l'insécurité persistante à l'Est du pays. Bien au contraire, elle galvanise l'État reconnu responsable de cette insécurité.

* L'action diplomatique de l'OIF est inactive face aux agressions extérieures et aux violations de la souveraineté congolaise étant donné qu'elle est aux côtés du pays agresseur.

* Absence remarquée des sanctions contre les pays francophones hostiles à la paix et la stabilité en RDC.

* Certains États membres de l'OIF sont accusés de soutenir ou de fermer les yeux sur l'instabilité en RDC, notamment le Rwanda. Aucune réaction de l'OIF à ce sujet. Elle ne prend pas des mesures fermes pour dénoncer ces complicités. 

* Déséquilibre linguistique en RDC et manque de promotion des langues locales : l'OIF met en avant le Français sans valoriser les langues nationales congolaises comme le Lingala, le Swahili, le Tshiluba et le Kikongo.

* La contribution de la RDC à l'OIF ne produit pas de bénéfices économiques, politiques ou culturels significatifs pour le pays. Bien a u contraire, le maintien des 120 millions des congolais dans l'OIF favorise d'autres pays membres dont parmi eux les agresseurs de la RDC. 

« En plus d'autres griefs que pourrait détenir votre entourage, convenez avec moi, Excellence, que quitter l'OIF permettrait d'investir les ressources congolaises ailleurs ; notamment dans l'éducation ou la diplomatie économique. Ne plus appartenir à l'OIF sera un choix stratégique pour affirmer l'indépendance de la RDC et une opportunité pour renforcer notre autonomie en diversifiant des alliances au-delà de la sphère francophone », a-t-il ajouté. 

La RDC, dit Christian Ntabalinzi, est membre de plusieurs organisations régionales et internationales qui rapporteraient des intérêts multi sectoriels. 

« La République Démocratique du Congo que vous dirigez est membre de plusieurs ensembles régionaux et internationaux qui, selon les attentes des congolaises et des congolais, rapporteraient des intérêts multi sectoriels. Ces ensembles ne contribueraient donc pas au recul et au rétropédalage du progrès de notre pays », soutient-il. 

Cela signifie clairement, renchérit Christian Ntabalinzi, que la RDC a l'obligation de s'empêcher d'appartenir à des ensembles contre productifs. Le maintien, jusqu'à ce jour, de la RDC dans l'OIF appert « ni stratégique, ni bénéfique ni prestigieux » au regard des troubles, des tracas et des problèmes que connaît depuis 03 décennies l'ensemble du territoire national. 

Christian Dimanyayi