Tous les esprits de quelque portée se posent, en ce moment, cette terrible question : que veut la classe politique congolaise, à quelques mois de la « fin légale » du mandat de l’actuel Chef de l’Etat, Joseph KABILA, pendant que la CENI est dans l’impasse d’organiser les échéances électorales transparentes, crédibles et apaisées dans « le délai constitutionnel » ?
L’horrible crise postélectorale de 2006 et de 2011 a jeté dans nos cœurs une anxiété existentielle bien enregistrée par notre histoire contemporaine.
Politique
La situation de Beni, le Dialogue national et le processus électoral en RDC ont été au centre des échanges entre les Evêques de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) et quelques personnalités politiques afin de trouver, de commun accord, une voie de sortie de la crise aiguë qui secoue la République.
La libération, vendredi 19 août, de quelques prisonniers d’opinion n’a pas satisfait la Nouvelle société civile congolaise (NSCC).
Le Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa, a appelé tous les acteurs politiques et tous les Congolais, à s’impliquer dans la reconstitution du Fichier électoral en RD Congo. L’appel a été lancé à l’issue de la réunion trimestrielle du Comité de liaison et des délégués des partis politiques qu’il a personnellement présidée le samedi 20 août à Kinshasa.
" Le comité de liaison avec les partis politiques sera opérationnel au fur et à mesure que va se poursuivre l’enrôlement des électeurs.
Le G7 dit ne pas être prêt à participer au dialogue national si tous les prisonniers politiques incarcérés dans les prisons du pays n'en sont pas libérés.
Le calme est revenu, samedi 20 août à Kamina dans la province du Haut-Lomami, après des échauffées entre la police et les militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Ces derniers voulaient organiser une marche pour exprimer leur joie à la suite de la nomination de Jean-Marc Kabund-a-Kabund au rang de secrétaire général de ce parti politique de l’opposition à Kinshasa.
Après l'annonce de la libération de quelques prisonniers politiques et la réouverture de quelques médias fermés proches de l'opposition, la secrétaire général du Mlc, Eve Bazaiba a salué la mesure tout en insistant que "plus jamais des prisonniers politiques". "Nous saluons la mesure et nous disons plus jamais des prisonniers politiques et d'opinion en plein siècle de la démocratie", explique Bazaiba. Elle rappele par la même occasion que la liberté est la règle et la privation, l'exception.
. À la suite de la libération des prisonniers politiques et d'opinion ainsi que l'ouverture des certains médias par le gouvernement le vendredi 19 août, parmi les préalables majeurs de l'Opposition, Edem Kodjo annonce dans la foulée la convocation du comité préparatoire du Dialogue pour la semaine prochaine. Il espère que le Dialogue politique pourra commencer avant la fin du mois d'août. Sinon au plus tard mi-septembre. Il appelle la classe politique au dépassement.