Après un break lié aux fêtes de fin d’année, place à la rentrée. Quelle rentrée ! 2016 étant une année exceptionnelle. L’année de toutes les échéances électorales. Locales, municipales, urbaines, provinciales, sénatoriales, législatives et présidentielle pour les uns ; uniquement les deux dernières pour les autres. Dans les deux cas, 2016 demeure une année électorale.
Politique
Le leader du Mouvement Lumumbiste Progressiste, Franck Diongo a rappelé, dans son message à la nation, au président Kabila de sortir de son mutisme en se prononçant clairement sur son avenir politique. Il lui demande, de manière tranchante, de respecter la constitution et renoncer définitivement à l’idée de briguer un nouveau mandat présidentiel.
La nouvelle plateforme de l’opposition ‘‘ Front des Démocrates’’ dont la sortie officielle a eu lieu lundi 04 janvier à Kinshasa, se donne pour principale mission, de militer pour le respect de la constitution et assurer une alternance démocratique.
L’ex-gouverneur du Katanga, Moise Katumbi ayant rompu en septembre dernier avec le président Kabila, a affirmé que le Front Citoyen va batailler pour empêcher tout glissement. L’objectif, selon le patron du TP Mazembe, est d’avoir les élections dans le délai constitutionnel. Il n’est pas question de violer la constitution en organisant de transition. Dans cette perspective, Moise Katumbi entrevoit une grande mobilisation de toutes les forces sociopolitiques pour relever ce défi.
Il s’est vu barrer la route comme un vulgaire. L’opposant Jean Bertrand Ewanga a été empêché dimanche d’accéder à la prison centrale de Makala alors qu’il voulait rendre visite à Thomas Lubanaga, l’ancien détenu de la cour pénale internationale. Ewanga n’a pas compris la brutalité dont ont fait montre les policiers commis à la sécurité de la prison. Le secrétaire général de l’Unc s’est dit indigner par cette violation de la loi. Il a indexé le pouvoir en place d’être à la base de cette décision.
Le parti d’Etienne Tshisekedi, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Udps, vient de faire une forte mise au point. La fille ainée de l’opposition livre, ainsi, l’économie de ses idées sur le dialogue, l’affaire de l’île de Gorée et, affirme, avec force sa non-appartenance au ‘’front populaire ‘’, une plateforme de l’opposition créée, il y a peu. Ce parti met en garde, dans la foulée, tous les ennemis de la République Démocratique du Congo contre tout éventuel projet contre l’Udps et la nation congolaise.
L'ancien gouverneur de la province démembrée du Katanga (sud-est de la République démocratique du Congo), Moïse Katumbi Chapwe, un ex-membre du parti présidentiel, a annoncé dimanche son ralliement à l'opposition politique, à moins d'un an d'une élection présidentielle incertaine en RDC. Il a cependant précisé au cours d'une conférence de presse à Lubumbashi, la deuxième ville du pays, qu'il n'a rejoint aucune formation politique et n'a pas créé de parti politique, a précisé la radio onusienne Okapi.
M.
«L’année 2016 sera ainsi une année de multiples défis. Au plan politique, il nous faudra relever le défi de la consolidation de la paix.
Le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, a signé deux ordonnances, ce jeudi 31 décembre 2015, portant respectivement mesures collectives de grâce en faveur des membres du Mouvement Bundu dia Kongo et des personnes de nationalité congolaise ou étrangère, âgées de 70 ans révolus à la date de la signature de l’Ordonnance en question.
Aux termes de la première Ordonnance, le Chef de l’Etat a voulu « marquer un sentiment particulier d’humanité, de justice, de pardon et de décrispation de l’environnement socio-politique, dans le cadre du Dialogue politique national inclusif&
L’opposant Franck Diongo s’est indigné que le président Kabila ait raté, dans son message à la nation, la seule opportunité qui lui restait pour sortir par la grande porte. Le leader du Mouvement Lumumbiste Progressiste affirme que M. Kabila est resté évasif sur son avenir et a refusé de se prononcer clairement sur les élections. ‘‘Le discours de M. Kabila est un rendez-vous manqué, un espoir déçu’’, a précise Diongo pour qui le silence sur les grands dossiers nationaux traduit sa volonté de se maintenir au pouvoir.